La distribution directe fournit un bon exemple de branche où la généralisation de la complémentaire santé ne se déroule pas dans des conditions optimales alors qu’elle le devrait. Après un an de mise en oeuvre de l’accord de branche, BI&T vous propose d’en faire le bilan et de revenir sur les enjeux auxquels font face les partenaires sociaux dans ce domaine.
Une complémentaire santé bien adaptée
Dans la distribution directe, les discussions en matière de complémentaire ont commencé quelque temps après la parution du décret de janvier 2012 sur les catégories objectives. Les deux grands groupes du secteur, Mediapost et Adrexo, proposaient déjà des mutuelles à leurs personnels de maîtrise ou d’encadrement et il est donc apparu opportun de réfléchir à la manière d’élaborer des régimes destinés aux 95 % d’ouvriers et employés, très souvent des distributeurs. L’essentiel des négociations de branche a eu lieu en 2013 et le régime « frais de santé » a finalement vu le jour au 30 janvier 2014. Son application a débuté en juillet 2014. Les partenaires sociaux ont largement anticipé l’une des principales mesures prévues par l’ANI de 2013. Un peu trop d’ailleurs…