Entamés à la fin de l’hiver dernier, les travaux du comité paritaire pour la restructuration des branches d’activité ont été mis entre parenthèses durant les débats et mobilisations occasionnés par la loi Travail. A l’heure de la reprise, c’est la capacité des partenaires sociaux à reprendre la main sur l’agenda qui pose question.
La loi Travail donne le LA
En février, lors de la première réunion du comité paritaire, les participants avaient convenu de se retrouver une fois par mois, afin de ne pas laisser les pouvoirs publics mener la danse. C’était sans compter sur la loi Travail… Dans la mesure où elle a considérablement tendu les relations sociales, non seulement entre le patronat et les syndicats mais également, à l’intérieur de chaque camp, le comité paritaire a été mis en veille. D’autre part, comme le précise Force Ouvrière, « il n’y a presque pas eu de bilatérales ». En bref : sur le dossier des fusions de branches, les partenaires sociaux n’ont pas avancé depuis maintenant six mois. Pourtant, comme l’ont clairement indiqué les pouvoirs publics, les délais sont relativement courts.