Les récents déboires de la CREPA, épinglée par l’ACPR pour ses largesses diverses envers ses administrateurs, ont confirmé, si besoin était, que les cabinets d’avocats ont certains problèmes avec la gestion de leurs institutions paritaires. Un retour sur les affaires en cours s’avère nécessaire à la bonne compréhension des relations sociales du secteur.
L’horizon sombre de la CREPA
Si la nouvelle administration de la CREPA n’a pas attendu la décision de l’ACPR pour mettre fin aux pratiques singulières de l’ère Lapouméroulie, l’horizon de la caisse de retraite et de prévoyance des avocats n’en demeure pas moins sombre. En particulier, rappelant sa ferme opposition de toujours à la gestion du SPAAC-CGC, la CGT, deuxième organisation de la branche (26 %), entend bien oeuvrer au dépôt d’un « recours en civil contre les anciens dirigeants de la CREPA », précisant que « c’est bien la présidence patronale et le SPAAC-CGC » qui sont responsables de la situation. Ce qui est difficile à contredire.