Alors que l’heure est clairement aux regroupements conventionnels, certaines organisations professionnelles continuent de revendiquer la nécessité de prendre en compte les spécificités liées à l’exercice de certaines activités. Ainsi, l’organisation fédérant les professionnels des métiers d’art : les Ateliers d’Arts de France, juge nécessaire d’oeuvrer au rassemblement au sein d’une branche spécifique de l’ensemble de ces professionnels. Présents dans plus de 280 corps de métiers, ils sont environ 60 000 sur l’ensemble du territoire.
Entendant bien profiter de la dernière réforme de la formation professionnelle afin de définir eux-mêmes les règles de formation et d’accès aux métiers d’arts, ils souhaitent par conséquent se constituer en branche autonome. Ateliers d’Arts de France devrait ainsi déposer d’ici peu un dossier de constitution de branche professionnelle auprès du ministère du Travail.
Dans l’état actuel des choses, il faut bien reconnaître que cette démarche n’a toutefois pas toutes les chances d’aboutir. Non seulement parce que le contexte général n’est pas précisément à la multiplication conventionnelle mais, plus encore, parce que l’on imagine mal les branches dont les professionnels des métiers d’arts font actuellement partie accepter si facilement d’être ainsi amputées de plusieurs dizaines de milliers de membres. Plus généralement, il pourra difficile de défendre la légitime d’une branche qui n’est pas fondée sur une profession plus ou moins précisément définie.