Sarkozy ne propose rien de neuf sur la protection sociale

Le livre programmatique qui doit paraître demain sous la plume de Nicolas Sarkozy permettra de compléter la boucle des propositions, du côté des Républicains, sur la protection sociale. Présenté comme un projet de rupture, le programme de Nicolas Sarkozy, pas plus que celui des autres candidats, ne devrait pas modifier la donne dans le domaine de la protection sociale. Bien au contraire! 

La retraite à 63, puis 64 ans

La seule proposition notable est celle d’un relèvement de l’âge de la retraite par paliers jusqu’à 64 ans. On s’étonnera de la timidité de cette proposition qui paraît très en-deçà de ce qui est nécessaire pour rétablir la compétitivité des entreprises. Seul un passage immédiat à 65 ans permettrait de financer un choc salutaire pour l’économie française. On mesure bien ici que l’enjeu de la réélection pèse sur le contenu des propositions.  

Toujours des baisses de charge ciblées sur les bas salaires

Pour le reste, Nicolas Sarkozy propose de continuer la mortifère politique de baisses de charges ciblées sur les bas salaires. On le sait, cette stratégie tire le marché de l’emploi vers le bas et sacrifie les générations nouvelles sur l’autel des effets d’aubaine. Alors que, pour garder ses talents, la France a besoin de leur offrir une perspective durable, Sarkozy s’arrime à cette politique qui consiste à concurrencer les pays à faible valeur ajoutée. Il manque désormais une étude qui documente l’effet butoir des exonérations de cotisations sous 1,6 SMIC, qui expliquera la stagnation des salaires en France.  

Pas d’ouverture à la concurrence

Sur le fond, le candidat Sarkozy ne propose aucune remise en cause des maux qui rongent la responsabilisation des acteurs dans une économie ouverte. Donc, pas de remise en cause du monopole de la sécurité sociale et aucune ouverture sur le RSI. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Nicolas Desormiere (MH) : la garantie aidants, nouvelle corde de la prévoyance CCN

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #3 : les CCN face à l'assurance obsèques de l'enfant de -12 ans

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : le HCAAM revient sur l'impact de la généralisation de la complémentaire santé

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...