Comme le savent nos lecteurs, le lourd déficit prévoyance de la CCN 66 fait beaucoup parler de lui ces derniers mois. Et il faut croire que ceci n’est pas près de prendre fin : un nouveau rebondissement vient en effet d’avoir lieu dans le dossier. Alors qu’aux dernières nouvelles, un accord paritaire semblait accessible afin de pérenniser le régime, cet espoir de sortie de crise a été brutalement anéanti lors de la réunion paritaire de juin.
Nexem inflexible
Lors de la commission paritaire du 2 mai dernier, Nexem, l’organisation patronale de la branche, avait laissé entendre que les employeurs pourraient faire des concessions en cas d’acceptation par les représentants des salariés d’une hausse des cotisations – de l’ordre de 10 % – et d’une baisse de certaines prestations – le capital décès serait ramené à 200 % du salaire annuel et la garantie incapacité/invalidité à 78 % du salaire brut. En l’occurrence, les représentants des salariés revendiquaient la mise en oeuvre de la subrogation et la négociation d’un accord sur la santé et la qualité de vie au travail, accompagné d’un financement national d’actions de prévention dans les établissements. Des désaccords paritaires subsistaient mais, bon an mal an, la CFDT, première organisation salariale (38 %) faisant en sorte de rapprocher les points de vue, une solution était envisageable.