L’UPA dénote des risques dans le « projet de loi noé »

Cet article a été initialement publié sur le site de l’UPA.

 

L’UPA partage plusieurs objectifs que le ministre de l’Economie a fixé à la prochaine loi sur les « nouvelles opportunités économiques – noé » mais pointe les risques d’une déstabilisation complète du tissu des entreprises françaises. 

Oui, il faut simplifier les différents statuts d’entreprise et unifier leurs régimes fiscaux et sociaux. Oui le principe « pas de chiffre d’affaires, pas de taxation » dont bénéficient les microentreprises devrait être généralisé à toutes les entreprises. 

L’UPA appelle également à améliorer l’accompagnement financier des entreprises en particulier à leur création, et à favoriser la transmission-reprise d’entreprise. Enfin, l’UPA est éminemment favorable à toutes initiatives qui aideraient les entreprises à s’approprier les nouveaux outils numériques afin d’accélérer leur croissance. 

Prenons garde en revanche, à ne pas céder aux discours angéliques ambiants qui tendent à faire de l’ubérisation de l’économie l’alpha et l’oméga de toute croissance à venir. Attention surtout à ne pas oublier que cette croissance repose d’abord et avant tout sur une offre de produits et de services de haute qualité, garantis par le niveau de qualification des chefs d’entreprise et des salariés. A contrario, les défauts du système d’orientation et l’absence de qualification de nombreux demandeurs d’emploi explique en grande partie le chômage de masse. A cet égard, le développement de l’apprentissage est plus que jamais nécessaire pour accroître le nombre de personnes qualifiées et répondre aux besoins des entreprises. 

Le Président de l’UPA a ainsi déclaré : « La protection de la santé et de la sécurité des consommateurs demeurent une priorité que les professions de l’artisanat et du commerce de proximité garantissent aux Français. Si l’exigence de qualification n’est plus requise pour exercer ces activités, alors on nivellera l’économie par le bas. Exactement ce qu’il ne faut pas faire. » 

Dans ce contexte, l’UPA est prête à ouvrir le chantier d’une adaptation des qualifications aux nouveaux besoins du marché, mais demande le maintien d’une exigence de qualification, que ce soit pour continuer à assurer aux Français une offre spécialisée et non standardisée, ou que ce soit pour garantir, la santé, la sécurité et la satisfaction du consommateur. 

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