Les experts de l’automobile sont couverts par un accord frais de santé dont la Macif est l’assureur recommandé. Cet accord, à haut degré de solidarité, institue un fonds social financé par l’ensemble des entreprises de la branche, à hauteur de 2 % des cotisations, et géré par l’opérateur recommandé. Du moins théoriquement…
Lors de la commission paritaire de la branche qui s’est tenue en décembre, les partenaires sociaux ont dû se saisir de la question de la mutualisation du financement et de la gestion du fonds social de la branche. En effet, ils ont été informés du fait que la Macif semble faire preuve de bien peu d’enthousiasme afin de collecter les 2 % destinés au fonds social auprès des entreprises n’adhérant pas au régime mutualisé. Les représentants patronaux et salariaux de la branche déplorent cette attitude mais ils sont forcés de constater qu’ils n’ont guère de moyens de contraindre l’assureur à faire preuve de plus de volontarisme.
Dans cette configuration, les représentants de la branche devraient évoquer le problème du financement du fonds social dans le cadre d’un prochain avenant au régime frais de santé. Cet avenant, qui formalisera également la mise en conformité de l’accord avec la réforme de la loi Evin, se traduirait, d’après nos informations, par un assouplissement des obligations de la Macif. Une position paritaire de réalisme, en somme. Ceci étant dit, la solidarité professionnelle des experts de l’automobile a du plomb dans l’aile.