Les partenaires sociaux de la branche de l’hospitalisation privée avaient entamé, durant le second semestre de l’année 2014, des discussions en matière de complémentaire santé. Le président de la FHP, Lamine Gharbi, semblait décidé à ce que ces discussions aboutissent. Mais, rapidement, le dossier n’a plus fait l’unanimité. Considérant que 70 % des salariés de la branche sont déjà couverts par des mutuelles d’entreprises et que le panier ANI offrait des garanties correctes, les employeurs ont considéré que le dossier n’était plus vraiment urgent. Au lieu d’être évoqué en commission paritaire nationale, il fut décidé qu’il le serait par un comité de suivi spécifique. Les discussions s’y enlisaient clairement.
Récemment – coup de théâtre – la FHP a décidé de ne plus participer aux réunions paritaires, afin de protester contre le sort que les pouvoirs publics réserveraient au secteur hospitalier privé. Le Synerpa, l’autre syndicat patronal du secteur, n’a certes pas fait le même choix mais il serait très étonnant que le départ de la FHP se traduise par un nouveau départ de la négociation complémentaire santé. Que les établissements non encore couverts dans ce domaine se préparent donc à l’éventualité d’un échec de cette négociation…