Le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe, ex-UDF et Modem, rallié en 2016 à Alain Juppé, et dont la fille, qui fut sa collaboratrice parlementaire, est députée En Marche, a porté, au nom de la commission des affaires sociales du Sénat, un amendement au PLFSS 2019 qui augmente fortement la Taxe de Solidarité Additionnelle (TSA). Une fois de plus, les organismes complémentaires sont présentés comme des parasites de la sécurité sociale. Il est temps que les organismes complémentaires s’unissent pour défendre leur légitimité et leurs externalités positives.
L’amendement du sénateur Vanlerenberghe est extrêmement concis. Il propose d’augmenter la taxe de solidarité additionnelle pour 2019 d’environ 5 points: de 13,27 à 18,02%. L’exposé des motifs est lui-même laconique: « Cet amendement a pour objet d’instaurer une participation exceptionnelle des organismes complémentaires d’assurance maladie à l’équilibre des comptes de la sécurité sociale en 2019. »
On voit bien l’idée suggérée dans cette phrase sybilline: les complémentaires santé doivent payer « l’impôt révolutionnaire » pour rétablir les comptes du monopole public, sous prétexte que les complémentaires santé se feraient du gras à son ombre.