Un parent sur deux prêt à faire rater des jours d’école à ses enfants pour profiter des ponts

Avec un mois de mai largement entrecoupé de jours fériés et de ponts, la tentation est grande de retirer ses enfants de l’école pour profiter de quelques vacances.  

 

Chaque début d’année, c’est le même rituel. On guette le calendrier pour voir quand tombent les jours fériés et autres vacances. Si certains permettent directement des week-ends de trois jours en tombant un vendredi ou un lundi, d’autres qui sont placés les mardis et jeudis donnent droit à des week-ends de quatre jours à condition qu’il reste quelques RTT à placer. 

Officiellement, l’Education nationale ne fait aucun pont en mai. Seulement, un sondage OpinionWay publié la semaine dernière montre que près de la moitié des parents seraient prêt à faire perdre une journée d’école à leur enfant au profit de vacances. 

Les vacances prioritaires face aux études

Si dans ce sondage on apprend que 65% des interrogés ne serait pas prêt à faire manquer une journée de classe à son enfant pour profiter des ponts de mai, on constate aussi que ce taux varie largement suivant si le couple a ou non un enfant. 

Ainsi, 49% des foyers ayant un enfant de moins de 18 ans expliquent « cela ne les gênerait pas de faire rater des jours d’école pour partir en week-end ». Une statistique pas illogique quand dans le même temps, 45% des français estiment être « comme en vacances d’été au mois de mai » grâce aux jours fériés et aux ponts.  

Une pratique, en théorie, punie par la loi

Ainsi, la plateforme Eduscol rappelle que « l’assiduité est obligatoire« .  

L’assiduité aux enseignements obligatoires prévus à leur emploi du temps est un des devoirs des élèves. Les vacances prises par les parents en dehors des congés scolaires fixés par le calendrier scolaire national ne constituent pas un motif légitime d’absence. En effet, il n’est pas possible d’envisager des vacances « à la carte », qui perturberaient le fonctionnement de la classe et nuiraient à la scolarité. 

 

Dans les textes, les absences doivent donc être strictement justifiées auprès de l’établissement scolaire. Et là encore, pas question de vacances à la carte. Les seuls motifs d’absence recevables sont « maladie de l’enfant, maladie transmissible ou contagieuse d’un membre de la famille, réunion solennelle de famille, empêchement résultant de la difficulté accidentelle des communications, absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent. » 

Officiellement, des sanctions sont donc prévues si « l’assiduité n’est pas rétablie » mais seulement en ultime recours. L’inspecteur ou directeur académique peut saisir le procureur de la République qui se charge des suites à donner : une amende pour les contraventions de 4e classe « conformément à l’article R. 624-7 du code pénal » soit 135 euros, minorée à 90 euros en cas de paiement rapide et majorée à 375 euros en cas de paiement tardif.  

Mais la note peut vite grimper pour les cas considéré comme grave. Ceux qui sont « assimilés à une carence éducative de la part des parents ouvrent la voie à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende conformément à l’article 227-17 du code pénal. » Mais encore faut-il que le procureur de la République soit saisi.  

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #5 : l'actualité des CCN Syntec, chimie, sécurité sociale

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #4 : zoom sur les dernières grandes actus CCN santé/prévoyance

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #7 : PSC, Alan et agréments de catégories objectives

Lancer la vidéo

Nicolas Desormiere (MH) : la garantie aidants, nouvelle corde de la prévoyance CCN

You May Also Like

Les 3 représentants des assureurs à la Commission Affaires prudentielles de l’ACPR sont…

L'Autorité de contrôle prudentielle et de résolution (ACPR) vient de publier sa décision de nomination des représentants des assureurs au sein de la Commission consultative Affaires prudentielles. Cette décision acte en vérité un seul changement parmi les 3 membres nommés. Seule la personnalité qui représente Covéa est remplacée. On retrouve donc : - Charly Foucault, le...

Avis d’extension d’un accord conclu dans la CCN des services de santé au travail

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 3 mars 2026, les dispositions de l’accord du 18 décembre 2025 relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein des services de prévention et de santé au travail interentreprises, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des services de prévention et de santé au...

Avis d’extension d’un accord territorial dans la convention collective nationale de la métallurgie (Deux-Sèvres)

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 3 mars 2026, les dispositions de l’accord territorial des Deux-Sèvres du 29 janvier 2026 relatif aux mesures urgentes en faveur de l'emploi et de la formation professionnelle, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la métallurgie (...