Uber, un carburant pour le syndicalisme patronal

Uber n’en a pas fini de faire les gros titres de l’actualité économique et sociale. La politique tarifaire agressive de l’application américaine de VTC se retrouve aujourd’hui au coeur d’une affaire de création d’une nouvelle organisation professionnelle. 

Affirmant vouloir demeurer compétitif par rapport aux taxis, Uber a récemment imposé à certains de ses conducteurs une baisse de 20 % de leurs tarifs. Plus cocasse encore : pour justifier cette diminution importante, l’entreprise fait également valoir la concurrence… d’Uber-pop. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. 

Toujours est-il que les chauffeurs n’ont pas été convaincus par ces arguments et qu’ils ont bruyamment manifesté leur mécontentement hier à Paris. Bien conscients du fait que leur isolement constitue leur principale faiblesse, quelques uns ont même décidé de se lancer dans la création d’un syndicat patronal. Le syndicat des exploitants de transports de personnes (setp) est ainsi né. Il ne manque plus à ses promoteurs qu’à effectuer les démarches administratives. 

Le setp, qui sera sans doute rapidement renommé dans le milieu le syndicat des exploités du transport de personnes, vient s’ajouter aux organisations professionnelles déjà présentes dans ce secteur économique : feevtc, csnert et fntpr. VTC, ton univers impitoyable…  

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