La mise en télétravail des salariés des grands groupes de protection sociale soulève encore quelques tensions. La récente décision du tribunal judiciaire de Nanterre liée à l’attribution des titres restaurants nous rappelle que la gestion de cette situation liée à la crise est autant une question juridique que politique. A ce jeu, Malakoff Humanis n’est pas épargné, d’autant plus que la relative médiatisation du jugement rendu le 10 mars 2021 (à découvrir en fin d’article) n’est pas sans risque pour l’image des organismes de complémentaire santé déjà fragilisée par le dernier coup de pression du gouvernement.
La décision rendue par le tribunal judiciaire de Nanterre a été relayée et commentée aussi bien par la presse spécialisée que par la presse généraliste pour une raison simple : elle justifie que les salariés placés en télétravail (et qui travaillent normalement sur un site sans restaurant d’entreprise) soient privés de titres restaurant. Le juge tient un raisonnement qui vient au soutien de la décision de la direction de Malakoff Humanis. Cependant, ce n’est pas parce que ce choix trouve une justification juridique que sa logique politique fait nécessairement sens.