Salaires : pour le patronat des bureaux d’études, le PMSS est trop élevé de 1 500 euros

capitalisation

Dans une conjoncture économique où l’inflation, notamment alimentaire, demeure élevée, et où les hausses fréquentes du SMIC conduisent les représentants patronaux et salariaux des branches d’activité à se saisir régulièrement de l’enjeu des salaires, ceux des bureaux d’études techniques et sociétés de conseil discutent depuis plusieurs mois déjà de ce thème.

A l’occasion de la réunion paritaire de la branche qui s’est tenue le 28 septembre dernier, les employeurs du Syntec et du Cinov ont proposé aux syndicats un projet d’accord sur les salaires. Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a guère suscité l’enthousiasme des foules.

Les représentants des salariés ont vivement dénoncé les mesures contenues dans ce projet d’accord. D’une part, ils ont relevé que la grille était déjà rattrapée par l’évolution du SMIC. « La grille de classification comporte encore deux niveaux sous le SMIC » ont-ils en effet affirmé, jugeant ceci inacceptable dans le cas d’une branche manquant plus de main d’œuvre que de moyens. C’est « un comble pour une branche qui ne se trouve pas en difficulté économique, et dont le patronat se plaint tellement du manque d’attractivité auprès des pouvoirs publics qu’il négocie des aides au recrutement » ont-ils déclaré.

D’autre part, ils se sont émus du fait que la proposition patronale comportait un premier niveau salarial pour l’encadrement s’élevant à 2 133 euros mensuels, soit plus de 1 500 euros sous le PMSS – niveau de salaire justement censé servir de référence pour la définition du salaire des cadres. Force est de reconnaître que la proposition du Syntec et du Cinov pourra difficilement être qualifiée de généreuse.

Commentant ce projet d’accord, une majorité d’organisations salariales – la CFDT, la CFE-CGC et la CGT – le qualifie d’inacceptable. « L’accord mis à signature est inacceptable quant à sa non- reconnaissance du travail des salariés. Les Organisations syndicales ne cautionnent donc pas les propositions indécentes faites, qu’il s’agisse du niveau des augmentations octroyées ou du tassement des grilles décidé unilatéralement ». Il ne sera donc pas validé.

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