Alors que d’importants dossiers : refonte de la CCN et complémentaire santé, sont sur la table des négociateurs de la branche des centres de médecine du travail, les relations entre les représentants patronaux et ceux des salariés sont particulièrement difficiles.
Durant la commission paritaire qui devait se tenir juste avant les vacances d’été, les partenaires sociaux devaient évoquer le sujet de la complémentaire santé. Mais la méthode du CISME, le syndicat des employeurs, a fortement déplu aux syndicats de salariés. Il escomptait en effet conditionner l’ouverture des discussions « frais de santé » à l’acceptation d’une nouvelle version – très contestée – de la CCN. Les représentants des salariés avaient refusé ce chantage et le patronat avait donc quitté la table des négociations, affirmant qu’il n’y aurait plus de réunions paritaires jusqu’à nouvel ordre. Les syndicats de salariés avaient promis d’en appeler aux pouvoirs publics.
Les pouvoirs publics ont été saisis en juillet. Un représentant de l’intersyndicale déplore toutefois leur attitude : « La DGT et le ministère du Travail se renvoient la balle ». Après tout, au niveau de l’exécutif, ceux qui voudraient en finir avec la médecine du travail ne voient peut-être pas d’un mauvais oeil la situation actuelle… Toujours est-il que, selon le même responsable syndical, « la situation est tout à fait bloquée, sans aucune visibilité à court terme ». Contacté par téléphone, le CISME n’était pas en mesure de nous répondre dans l’immédiat.