Réformer l’assurance chômage : une nécessité pour l’U2P

Cette publication provient du site de l’organisation d’employeurs U2P.

Deux chiffres illustrent la nécessité de réformer l’assurance-chômage : au cours du premier semestre 2019*, 18% des entreprises de l’artisanat, du commerce de proximité et des professions libérales ont embauché (en hausse de deux points par rapport à 2018), tandis que 30% d’entre elles ont fait face à des difficultés de recrutement (en hausse de 7 points par rapport à 2018). 

Cette situation prouve s’il en était besoin qu’il est urgent d’agir pour mettre en adéquation l’offre et la demande d’emploi. Alors que certaines organisations défendent le statut quo pour sauvegarder un des régimes d’assurance-chômage les plus protecteurs du monde occidental, l’U2P soutient au contraire la réforme gouvernementale dans ses grandes lignes. 

En effet, il est indispensable d’accélérer la formation des chômeurs afin d’améliorer leur employabilité. Le PIC – Plan d’investissement dans les compétences – répond à cette priorité. De surcroît, il est prévu qu’une partie des ressources consacrées par l’UNEDIC à Pôle Emploi seront fléchées vers les plus petites entreprises, une mesure d’autant plus opportune que ce sont ces TPE-PME qui ont le plus besoin d’accompagnement en matière de recrutement. 

Par ailleurs, la révision des conditions d’accès à l’assurance-chômage est de nature à inciter à une repise d’emploi plus rapide, sachant que plus la période de chômage est longue, plus les chances de retrouver un emploi s’éloignent. En outre, cette mesure doit assurer l’équilibre financier du régime, sachant qu’en parallèle de nouveaux droits seront ouverts pour un certain nombre de travailleurs indépendants et de salariés démissionnaires. 

L’U2P regrette en revanche l’instauration d’un malus sur les cotisations patronales d’assurance-chômage des entreprises de plus de 10 salariés qui ont régulièrement recours à des CDD plutôt qu’à des CDI. Nombre d’emplois sont par nature de courte durée et dissuader d’embaucher avec ce type de contrat risque tout simplement de freiner la création d’emploi. 

Alain Griset, président de l’U2P : « Tout doit être fait pour permettre aux entreprises en développement d’accroître leurs effectifs et ainsi de booster la création d’emploi. S’accrocher au statu quo serait au contraire irresponsable. » 

* Communiqué U2P du 28 août 2019 : https://bit.ly/2pvb7rJ 

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