Pour sortir de la crise des retraites, Emmanuel Macron cherche à récupérer la CFDT, par ailleurs partisane historique de la retraite par points. Petit problème : avec la rigidité d’Edouard Philippe, Laurent Berger est désormais en position de force pour faire payer chèrement son ralliement au gouvernement. Et il compte bien ne pas s’en priver : sa nouvelle idée est simple. Il propose d’augmenter les cotisations, en pleine phase de ralentissement économique mondial.
La CFDT est désormais en position de force. Après l’absurde sortie sur l’âge-pivot imposée par le Premier Ministre, son ralliement à la réforme des retraites, qui est dans tous les cas indispensable à Emmanuel Macron pour aller plus loin, va coûter très cher. Laurent Berger peut faire monter les enchères, sans que le pouvoir exécutif n’ait de réels moyens de s’y opposer. Il compte bien ne pas s’en priver.