C’est un chantier social aussi peu médiatisé que structurant – et risqué : le processus de transfert à l’URSSAF du recouvrement des cotisations AGIRC-ARRCO suit son cours.

Pour rappel, si ce transfert devait initialement être effectif dès le début de l’année 2022, les pouvoirs publics avaient finalement accepté la requête des partenaires sociaux, mais également des éditeurs de logiciels de paye, de repousser cette échéance d’un an et d’en profiter pour engager, en lien avec la quasi-totalité des groupes de protection sociale, une phase de test sur un panel d’entreprises.
Le 20 avril dernier, à l’occasion d’une réunion de l’instance nationale de concertation (INC) de la branche recouvrement de la Sécurité sociale – format de réunion paritaire propre à la Sécurité sociale et dont chacune de ses branches est doté – un point a été effectué sur l’état d’avancement de ce dossier sensible. D’après des informations concordantes, Yann-Gaël Amghar, le directeur général du réseau des URSSAF, aurait d’abord confirmé le maintien de l’échéance du 1er janvier prochain comme celle du transfert à la Sécurité sociale du recouvrement des cotisations de retraite complémentaire.