La SCOR et son tempêtueux PDG ont fermé la porte sans ménagement à l’offre amicale de rachat de COVEA. L’initiative de Thierry Derez, président charismatique de COVEA, marque une étape dans les stratégies de développement mutualiste. À l’heure où se constitue un hyper-capital mondialisé, les mutuelles d’assurance démontrent l’efficacité des innovations juridiques françaises dans l’économie sociale et solidaire pour assurer leur propre développement et faire face aux mutations systémiques.
Sans surprise, l’emblématique Denis Kessler, président du réassureur SCOR, a obtenu de son conseil d’administration un refus ferme à l’offre d’achat, par Covéa, de son capital au tarif de 43 euros l’action. La situation ne manque pas de piquant. Covéa est le premier actionnaire de SCOR, avec 8% du capital, négocié en 2016 avec le japonais Sompo. Cette opération s’était accompagnée d’un standstill de 3 ans. En avril 2019, les portes seront donc ouvertes pour une opération hostile.