Le financement des organisations patronales et salariales françaises est un sujet ô combien sensible. La centrale syndicale de l’encadrement n’est pas épargnée par les turpitudes financières. BI&T a eu accès à un document confidentiel interne à la CFE-CGC, qui révèle des pratiques ne manquant pas d’interroger quant à la rigueur de la gestion des comptes de l’organisation.
Un contrôle de gestion difficile à établir
Le rapport de la commission de contrôle financier relatif à l’examen des comptes confédéraux 2014 a été présenté le 18 juin 2015 au comité confédéral de la CFE-CGC. Les deux auteurs du rapport, des responsables issus du syndicalisme bancaire, M. Yvon le Goffic (retraité de la Banque Populaire de l’Ouest) et M. Dominique Noret (Crédit Agricole), insistent en premier lieu sur les difficultés qu’ils ont rencontrées en vue de réaliser leur travail. Il faut dire que la confédération ne dispose pas vraiment d’un « inventaire physique (mobilier) » précis. Concernant les « immobilisations relatives aux biens », si l’inventaire est mieux établi, ce sont les affectations et le suivi desdits bien qui ne sont pas réalisés. Difficile d’y voir clair dans ces conditions…