Employant environ 4000 salariés, la CCN 65 est vouée à disparaître prochainement. Couvrant environ 4000 salariés, elle est en effet de trop petite taille pour se maintenir en tant que branche indépendante. Confrontés à ce problème, les employeurs de l’UNISSS ont préféré prendre les devants et trouver une branche à laquelle s’arrimer avant que les pouvoirs publics ne prennent une décision unilatérale.
En l’occurrence, ils ont entrepris de se rapprocher de la CCN 66. Nexem est tout à fait d’accord avec le principe d’un tel rapprochement et a proposé un travail en commun afin de définir un « socle commun » conventionnel. L’objectif des deux parties est donc moins de parvenir à une fusion des branches au sens propre du terme mais à l’intégration de la CCN 65 dans l’environnement conventionnel de la CCN 66, moyennant le maintien d’une certaine autonomie pour la branche.
S’il ne semble pas faire l’objet d’objections de la part des syndicats de salariés de la CCN 65, le projet pourrait toutefois pâtir des mauvaises relations sociales qui caractérisent actuellement la branche. Une malheureuse affaire de représentativité syndicale en est en effet à l’origine. A la suite de la mesure de la représentativité des syndicats des salariés, la CFTC a été jugée non représentative. Malgré ceci, l’UNISSS, la CGT et FO se sont entendues pour continuer à inviter le représentant de la CFTC à venir participer, sans voix délibérative, aux réunions de la branche. La CFDT a vu cet arrangement d’un très mauvais oeil et a décidé de ne plus participer aux réunions paritaires tant que la CFTC serait représentée.