BI&T avait été le premier, la semaine dernière, à révéler l’arrivée d’un proche de l’Elysée à la tête de Pro-BTP. Cette information, détaillée par l’Argus le lendemain, a donné lieu à quelques imprécisions. BI&T apporte donc quelques coulisses utiles pour mieux comprendre le contexte de cette arrivée.
Contrairement à ce qui a été rapporté, Hervé Naerhuysen, successeur futur de Paul Grasset, n’est pas un perdreau de l’année. Il a 42 ans, ce qui est jeune certes, mais un peu plus âgé que les informations qui ont circulé. S’il est ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration, il a fait l’école au titre du concours interne. Il était auparavant inspecteur des impôts.
Il est surtout intéressant de voir que, conformément à l’usage, c’est la Fédération Française du Bâtiment (FFB) qui l’a choisi. Mais pourquoi? Cette fédération s’est d’ordinaire montrée assez peu intéressée par les profils issus des grandes écoles du secteur public, qui plus est sur des profils de gauche. On ne trahira aucun des secrets de Pro-BTP et de sa fédération mère en soulignant que le cursus du nouvel arrivant n’est pas la tasse de thé habituelle de son univers d’arrivée.