Si elle compte parmi les importantes branches d’activité françaises – employant, en l’occurrence, environ 225 000 salariés – la chimie ne se caractérise pas par le fait qu’elle est une profession qui gère de manière centralisée la protection sociale de ses salariés.
Alors que sa couverture conventionnelle de frais de santé consiste en un référencement patronal, opéré peu après la signature de l’ANI de 2013, d’offres proposées par Malakoff Humanis et par Mutex, en matière de prévoyance, elle ne dispose d’aucune couverture de branche.
La négociation d’un accord dans ce domaine s’apparente, certes, à une arlésienne. Au printemps 2018, les représentants patronaux et salariaux de la chimie ont en effet signé un accord de méthode relatif à la négociation d’un dispositif conventionnel de prévoyance. En vain. Près de deux ans après la signature de cet accord de méthode, dans le cadre de leur accord salarial 2020, ils ont de nouveau convenu de se saisir de cet enjeu. En vain, là encore.