Semaines après semaines, nos lecteurs se délectent des troubles paritaires qui désorganisent la pharmacie d’officine. Qu’ils se rassurent : le feuilleton ne semble pas près de prendre fin de la lutte sans merci qui oppose Klesia et ses partisans : FO, l’Unsa et la chambre patronale minoritaire USPO, à l’Apgis et ses partisans : CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC et FSPF côté patronal.
Aux dernières nouvelles, s’appuyant sur le taux élevé, de l’ordre de 88 %, d’adhésion à Klesia des entreprises de la branche – malgré la recommandation de l’Apgis à compter de janvier 2018 – l’USPO avait appelé à un prélèvement de la cotisation pour le financement du paritarisme, dite cotisation « FNPD », par l’assureur protection sociale choisi par chaque entreprise. En outre, l’USPO rappelait que tant que l’accord de recommandation de l’Apgis n’était pas étendu, le 2 % de cotisation sur le haut degré de solidarité collecté par l’Apgis ne s’appliquait qu’aux entreprises qui adhèrent à la FSPF.
C’est dans ce contexte que, cette semaine, les relations paritaires dans la branche se sont dégradées plus encore qu’elles ne l’étaient déjà. La FSPF a refusé la proposition de l’USPO concernant la cotisation FNPD et l’Apgis aurait fait tout ce qui était en son possible afin de récolter la cotisation solidarité auprès de l’ensemble des entreprises de la branche – par le biais de l’envoi aux experts-comptables de fiches de paramétrages justement bien paramétrées…