Lundi 19 février, un médecin gardois qui exerçait près de Nîmes a été mis en examen pour des faits de viol et d’agressions sexuelles. Seulement, il semblerait qu’il ait pu exercer alors qu’il était lui-même suivi au service psychiatrie du CHU de Nîmes.
Les faits sont rapportés par Objectifgard. Lundi dernier, un psychiatre gardois a été interpellé après des plaintes de plusieurs patientes. Il a été mis en examen pour « un viol » et « deux agressions sexuelles ». S’il a nié les faits et qu’une enquête est en cours, son passé est ressorti.
Hospitalisé en psychiatrie en 2017
D’après les dernières informations détenues par ObjectifGard, ce praticien avait été hospitalisé pendant 4 mois en 2017 au service psychiatrie du CHU de Nîmes. Là où le dossier est invraisemblable, c’est que le praticien a pu tranquillement continuer à exercer et à recevoir des patients en 2018 alors qu’il était sous « curatelle renforcée« .
D’un point de vue strictement légale, la curatelle renforcée est mise en place par un juge des tutelles afin de protéger les personnes fragilisées. Ces dernières ne peuvent alors pas accomplir un certain nombre d’actes personnels comme ouvrir un compte ou percevoir directement leur rémunération.
Par contre, il semblerait qu’ils puissent toujours exercer la médecine par exemple. Encore plus aberrant, le médecin pouvait demander des internements ou des placements sous tutelle ou curatelle alors qu’il était lui-même pris en charge.
Les Singes de la sagesse et l’Ordre des médecins, même combat
C’est maintenant aux gendarmes et à la justice de faire son travail, afin de juger de la culpabilité ou non du prévenu. Pour autant, il y a actuellement un acteur qui ne s’est pas exprimé sur cette faire : le Conseil National de l’Ordre des médecins.
De son côté, Maître Florence De Prato, avocate du psychiatre en question, pointe les défaillances du Conseil.
Ensuite, je suis horrifiée par le peu de réactivité de l’ordre des médecins. Ce psychiatre est à la dérive depuis longtemps… Un ordre professionnel sert à sanctionner, mais aussi à protéger… On aurait dû protéger ce psychiatre.
Joint par téléphone, le Conseil Départemental ne souhaite pas s’exprimer, une procédure « traditionnelle.«
Ce n’est malheureusement pas la première fois que l’Ordre apparaît au milieu des polémiques. La dernière fois, c’est quand il ne s’était pas penché sur le cas d’une praticienne qui avait tendance à profiter des aides à l’installation dans les communes avant de prendre la clé des champs.