En 2016, les représentants patronaux et salariaux de la médecine du travail (16000 salariés) ont essentiellement tenté de redéfinir les conditions d’une relance du dialogue social de branche. En partie à l’origine de la rupture des relations paritaires qui avait eu lieu en 2015, le sujet de la protection sociale n’est plus à l’ordre du jour des prochaines négociations de branche.
La protection sociale, une revendication syndicale forte
Afin de comprendre la situation actuelle des relations sociales dans la médecine du travail, un léger retour en arrière s’impose. Au printemps 2015, les organisations syndicales de la branche avaient demandé l’ouverture d’une négociation frais de santé. Le CISME, la chambre patronale, avait d’abord accepté cette revendication avant, sans revenir sur sa parole, de conditionner la tenue de cette discussion à l’adoption par les représentants des salariés d’une version toilettée de la CCN alors issue de négociations qui avaient duré de longs mois. En désaccord avec un élément de la nouvelle version de la CCN, les syndicats de salariés avaient unanimement refusé cette condition et avaient appelé la DGT à la rescousse, en vue de la constitution d’une CMP.