Force Ouvrière n’est plus, aujourd’hui, tiraillée par les mêmes oppositions internes qu’au moment de la succession d’André Bergeron ou du règne de Marc Blondel. Pourtant, des voix différentes de celles de la direction confédérale continuent de s’exprimer et de s’attirer des soutiens. Marc Hébert, secrétaire de l’UD du Finistère, incarne une opposition de tendance radicale.
Une actualité riche en motifs d’insatisfaction
Alors que les syndicats et diverses unions Force Ouvrière de Bretagne ont activement participé aux récentes mobilisations qui ont marqué la région : mouvement dit des « bonnets rouges » et luttes contre les fermetures d’usines dans l’agroalimentaire, Marc Hébert dénonce le peu de soutien reçu de la direction confédérale. « C’est vrai que Jean-Claude Mailly nous a appelé, pour nous faire part de son soutien, mais ça n’a jamais été plus loin. Il n’y a eu aucune volonté de faire pression sur le pouvoir politique. La Bretagne est pourtant aux mains du PS. Je ne sais pas si on peut encore appeler ça la gauche mais en théorie, il est plus facile pour des syndicats de faire pression sur un pouvoir politique de gauche que sur un pouvoir de droite ! » Encore faut-il le vouloir…