La loi santé est présentée aujourd’hui en Conseil des Ministres. On en connaît le contenu depuis le début du mois de janvier. Entre création d’hôpitaux de proximité et mise en place des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), Agnès Buzyn prépare une fonctionnarisation très autoritaire de la médecine de ville. Les réactions négatives commencent à se faire entendre.
Il faut absolument écouter l’interview de Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière Française (FHF), à l’Opinion, pour comprendre ce qui se cache entre les lignes de la loi santé. Pour préserver une système étatique unifié, la technostructure du ministère de la santé impose un texte difficilement compréhensible et décidé unilatéralement. Mais, de notre point de vue, sa principale innovation consiste à prépare la fonctionnarisation de la médecine de ville.