Les tourments post-ANI de Pro-BTP

Pour Pro-BTP, la mise en oeuvre de l’ANI de 2013 n’a pas forcément été une bonne opération. Le groupe a dû déplorer non seulement la fin des désignations mais également l’absence d’accord de branche frais de santé dans le bâtiment. Alors que la fin de l’année approche, BI&T vous propose de faire le point sur les activités concurrentielles de Pro-BTP. 

Des portefeuilles en érosion structurelle

Le millésime 2015 de Pro-BTP Prévoyance n’avait déjà pas été le meilleur. Du fait notamment de la conjoncture économique difficile du BTP, les effectifs d’adhérents à Pro-BTP avaient connu une évolution nettement défavorable. Ainsi, en juin 2015, le groupe avait perdu plus de 50000 ouvriers et ETAM par rapport à juin 2014. Les montants des cotisations encaissées s’en étaient nécessairement ressentis. Ils accusaient, sur les cinq premiers mois de l’année et retraite comprise, une baisse de 2,2 %, soit 87 millions d’euros. Sur la santé et de la prévoyance, les baisses atteignaient 1 % et 3,3 %. Pour rappel, sur l’ensemble de l’année 2015, les cotisations santé de Pro-BTP ont représenté près de 1,6 milliard d’euros et les cotisations prévoyance environ 0,9 milliard. 

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