Les services de l’automobile représentent la cinquième branche de France, regroupant environ 60000 entreprises et 425000 salariés. Depuis longtemps, le dialogue social y est empreint d’un corporatisme qui n’est pas sans efficacité. Toutefois, certaines évolutions juridiques récentes contrarient les routines institutées.
Un partenariat social routinisé
Albert Fiyoh Ngnato, le responsable CFTC pour les services de l’automobile, se félicite de la qualité du dialogue social dans la branche : « Je ne connais pas beaucoup de branches où il y a une telle production conventionnelle ». Une commission nationale paritaire se réunit tous les mois, signe que les partenaires sociaux veulent discuter. A cela s’ajoutent les groupes techniques consacrés à telle ou telle question spécifique, ainsi que l’observatoire des métiers de la branche et le groupe de protection sociale IRP Auto. « Tout cela fonctionne très bien » résume le dirigeant de la CFTC.