Les questions de l’UNSA sur le PLF 2020

Cet article provient du site du syndicat de salariés UNSA.

Au regard des enjeux des freins à l’emploi, de l’accompagnement des demandeurs les plus fragiles, des effets de la réforme de l’assurance chômage, …, le projet de loi de finances (PLF) 2020 est pour l’UNSA source d’inquiétudes. 

La commission des finances de l’Assemblée nationale procédera le 22 octobre 2019 à l’examen de la partie du projet de loi de finances consacrée au travail et à l’emploi. 

Le budget de la mission « travail et emploi » devrait traduire les transformations issues des ordonnances « Travail » et de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, opérationnelle totalement en 2020, ainsi que les changements sur le périmètre de l’assurance chômage, de la formation professionnelle, de l’alternance, du handicap et du Plan d’investissement dans les compétences (PIC). 

Le budget de la mission « travail et emploi » a diminué au cours des deux exercices budgétaires précédents. Il reste globalement stable cette année ainsi que les effectifs globaux, mais il est encore prévu en baisse d’ici la fin du quinquennat en 2022. 

Sa présentation ne rend pas complètement lisible les budgets et personnels qui seront dédiés à la mission ainsi que l’interaction entre les différents services du ministère du Travail. 

Des interrogations se font jour concernant notamment le financement et le devenir de certains opérateurs comme Centre INFFO ou l’AFPA ainsi que sur les éventuelles dégradations de l’emploi et augmentation de la précarité en raison du ralentissement économique et de certaines réformes récentes comme celle de l’assurance chômage. 

L’UNSA réitère son opposition à la baisse du financement de Pôle emploi par l’État, réclame un effort conséquent pour s’attaquer aux freins à l’emploi (logement, garde d’enfants, mobilité…) et à l’accompagnement des demandeurs les plus fragiles dans leur projet de réinsertion professionnelle. 

L’UNSA demande également davantage de clarté sur la mise en place des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle et sur la situation et le futur de certains corps de métiers, en particulier les inspecteurs du travail. 

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