Les professionnels de la chimie poursuivent leurs efforts d’adaptation en temps de crise

Ce communiqué a été diffusé par France Chimie.

A l’occasion de son Assemblée générale, France Chimie a présenté aujourd’hui le bilan annuel du secteur. L’année 2022 a été marquée par la crise énergétique et une perte de compétitivité des activités amont de la Chimie. Sa dynamique de transformation se poursuit mais pourrait s’essouffler dans un contexte encore difficile en 2023. Le secteur appelle à des mesures pour préserver sa compétitivité et sa contribution à une économie souveraine et décarbonée.

Une année 2022 marquée par la crise énergétique

Secteur le plus impacté de l’industrie du fait de la crise énergétique en Europe, la Chimie européenne a connu un fort recul en 2022 (-6 % en volume), effaçant ainsi son rebond post-pandémie. Certains secteurs à l’amont, plus particulièrement exposés aux prix de l’énergie, ont connu en Europe des périodes d’arrêt de production et ont fait face à une hausse des importations concurrentes facilitées par la normalisation du transport maritime.

En France, le secteur s’est montré relativement plus résilient que ses voisins européens avec une baisse de 3,3% de sa production et se maintient en tête des secteurs industriels exportateurs (81 milliards d’euros). La Chimie a en particulier bénéficié du poids important de ses secteurs aval, dont les savons, parfums et produits cosmétiques portés par une demande export toujours plus forte.

La résilience globale du secteur masque toutefois le décrochage de la chimie amont (chimies minérale et organique) qui, à l’instar de ses concurrents européens, a reculé d’environ 10% en 2022 (-11% pour la moyenne européenne, -14% en Allemagne). Ces dynamiques divergentes dans la Chimie se sont accentuées en fin d’année, du fait d’une baisse de la demande, d’un effet déstockage et de la pression des importations.

Une dynamique de transformation à préserver

Secteur en pleine transformation, la Chimie en France a connu en 2022 une forte hausse des investissements encore portés par les plans de relance (6,6 milliards d’euros, dont 40% d’investissement de croissance). Ses efforts de Recherche et Développement restent dynamiques (3e secteur en demandes de brevets en France) et son tissu de start-ups continue à se développer. La Branche poursuit le renouvellement des compétences avec une nouvelle croissance nette de ses effectifs (+2,3%). Elle a accueilli 25 000 nouveaux salariés y compris les alternants.

La Chimie se mobilise également pour réussir sa trajectoire de décarbonation. Elle considère qu’une réduction de -36% des émissions est accessible en 2030 par rapport à 2015. Les démarches engagées par les 16 sites et 8 bassins industriels les plus émetteurs vont lui permettre de consolider ce potentiel et d’expliciter les conditions de succès à réunir (nouvelles capacités d’électricité, accès au réseau, infrastructures CO2 et hydrogène, compétences).

Cependant, alors que le secteur doit poursuivre ses multiples transitions (énergétique, écologique et numérique), une grande partie des adhérents de France Chimie s’interrogent sur leur capacité d’investissement à court terme du fait des effets conjugués de la crise énergétique, de l’inflation et du ralentissement économique. Des incertitudes d’autant plus justifiées que France Chimie anticipe en 2023 un nouveau repli de la production en France.

France Chimie appelle donc à des mesures adaptées pour maintenir la dynamique d’investissement de la Chimie, secteur innovant dont les productions sont essentielles à une économie souveraine et décarbonée.

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