La perspective du passage de 700 à 200 branches d’activités d’ici 3 ans excite actuellement de nombreux esprits. Ainsi, très récemment, les partenaires sociaux des laboratoires d’analyses médicales se sont posés la question de l’avenir de leur CCN.
A priori, leurs interrogations peuvent sembler pour le moins étranges. Employant un peu plus de 40000 salariés, la branche n’est pas à la traîne en termes de dialogue social. Rappelons à titre d’exemple, qu’elle s’est accordée, il y a quelques mois, sur une remise à plat de ses régimes santé et prévoyance.
Malgré ces éléments qui plaident clairement en faveur de la pérennisation de la branche, les partenaires sociaux ont estimé nécessaire de réaffirmer leur opposition à la création d’une vaste branche des professions libérales ou même d’une branche, plus restreinte mais tout de même imposante, des professions libérales médicales. Selon la CGT, « si ces dernières professions ont un lien avec la santé, elles ne sont pas des professions qui crèent des emplois d’un niveau comparable aux LBM ». Aussi les représentants employeurs et salariés ont-ils unanimement réaffirmé leur volonté de continuer à constituer « une branche à part entière ».