Le secteur hôtelier salue la généralisation de la taxe de séjour

Cette publication provient du site de l’organisation d’employeurs UMIH.

Dans le cadre de la discussion en séance publique du projet de loi de finances rectificative pour 2017, l’UMIH et le GNC se félicitent de l’adoption d’un amendement visant à généraliser la collecte de la taxe de séjour par les plateformes intermédiaires de paiement.  

Cette mesure, portée et attendue par la profession, devrait permettre d’augmenter de 100 à 150 millions d’euros supplémentaires la collecte de la taxe de séjour rendant le montant de cette dernière plus conforme à l’activité réelle des locations meublées à la nuitée. 

En effet, si toutes les familles d’hébergement, y compris la location de meublés, doivent collecter la taxe de séjour, celle-ci reste aujourd’hui concentrée sur les hôtels et les résidences de tourisme qui contribuent pour plus de 80% à la collecte alors que la contribution des meublés de tourisme s’établissait en 2015 à 1.2% (1). Depuis cette date, l’article L. 2333-34 du Code général des collectivités territoriales autorisait les plateformes à collecter la taxe de séjour pour le compte de l’hébergeur, mais cette faculté de « percepteur pour le compte d’autrui » butait sur l’absence d’obligations des plateformes à opérer cette collecte. 

Pour l’UMIH et le GNC, cette mesure, pour produire tous ses effets devra s’accompagner d’une totale transparence, tant : 

u des plateformes qui devront communiquer aux collectivités territoriales le nombre de locations générées dans la commune, le nombre de voyageurs, etc. 

u que des collectivités qui devront publier et rendre des comptes sur l’utilisation des montants collectés au titre de la taxe de séjour. 

Par ailleurs, les deux organisations professionnelles prennent acte de l’adoption d’un amendement relatif à la mise en place d’un montant de la taxe de séjour proportionnel au prix de la nuitée par personne pour les hébergements non-classés. Si les deux organisations professionnelles partagent l’objectif du législateur d’instaurer une taxe de séjour cohérente avec l’offre et les prestations proposées par un meublé de tourisme, elles regrettent une décision hâtive alors que ce sujet nécessite une réflexion plus profonde avec l’ensemble des acteurs concernés. Elles appellent de leurs vœux la tenue d’une réunion de travail sur ce sujet en début d’année 2018. 

« Depuis plus de 3 ans, toutes les actions que nous menons et les propositions que nous portons ne répondent qu’à un seul objectif : davantage de transparence pour une concurrence loyale entre tous les acteurs de l’hébergement.», rappelle Laurent DUC, Président UMIH Hôtellerie. 

« Tous les groupes parlementaires ont reconnu l’iniquité dans la collecte de la taxe de séjour entre les différentes formes d’hébergement. Nous nous en félicitons. Mais, toutes les mesures prises par la France doivent être suivies d’actions concrètes et être appliquées quand on voit les dérives permises par les plateformes. », indique Roland HEGUY, président confédéral de l’UMIH. 

L’UMIH et le GNC qui ont découvert avec surprise dans la presse la nécessité de passer de nouveau par la loi pour la mise en œuvre effective de la transmission automatique des données, demandent au Gouvernement de tenir les engagements pris devant la profession lors du dernier Congrès de l’UMIH et de publier le plus rapidement possible les deux décrets manquants. 

« Cela fait plus d’un an que les dispositions sont inscrites dans la loi. Deux décrets d’application déterminants sont toujours manquants. Nous ne comprendrions pas qu’un nouveau délai nous soit opposé alors que le Gouvernement s’est engagé à publier les décrets pour une mise en œuvre au 1er janvier 2019 », conclut Jacques BARRE, Président du GNC. 

(1) cf. Rapport d’information n°4272 du 1er décembre 2016 de Valérie RABAULT, rapporteure générale du Budget 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #5 : l'actualité des CCN Syntec, chimie, sécurité sociale

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #7 : PSC, Alan et agréments de catégories objectives

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par Thibault Bazin

Lancer la vidéo

Nicolas Desormiere (MH) : la garantie aidants, nouvelle corde de la prévoyance CCN

You May Also Like

Les nouveaux salaires applicables dans les coopératives agricoles, unions de coopératives agricoles et SICA

Les partenaires sociaux de la convention collective nationale (CCN) des coopératives agricoles, unions de coopératives agricoles et sociétés d'intérêt collectif agricole de fleurs, fruits et légumes frais, transformés et conserveries, de teillage de lin-chanvre et de déshydratation (IDCC 7028) ont signé deux avenants sur les salaires en janvier 2026. Le premier texte...

Les nouveaux salaires dans la CCN des activités hippiques

Les partenaires sociaux de la convention collective nationale (CCN) des activités hippiques (IDCC 7026) ont signé leur dernier avenant salarial le 18 mars 2026. Le texte fixe les montants des salaires mensuels bruts applicables rétroactivement au 1er mars 2026. Il a été signé par les organisations patronales AEDG et SEDJ ainsi que par les syndicats de salariés FGA CFDT,...

L’association de courtage Courtensia n’est plus agréée

Comme le révélaient hier nos confrères de News Assurances Pro, l'association professionnelle de courtiers Courtensia n'a plus d'agrément pour exercer son activité. L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a pris cette décision car Courtensia ne remplit pas les critères de représentativité nécessaires. Il ne reste donc que 5 associations représentatives de courtiers d'assurance ou de réassurance et de leurs mandataires : CNCEF Assurance, Votreasso,...
Lire plus

Apicil confirme sa dynamique très positive en 2025

Après une année 2024 qui permettait à Apicil de renouer avec la croissance, l'année 2025 permet au groupe de protection sociale de confirmer sa bonne dynamique. D'après les informations dévoilées par communiqué, le chiffre d'affaires (CA) global a dépassé les 4 Md€ alors qu'il était à 3,9 Md€ en 2024. C'est la première fois que le CA du groupe Apicil franchit ce seuil. En parallèle, le résultat combiné du...