Comme nos lecteurs le savent, l’administration des affaires paritaires des personnels des cabinets d’avocats donne souvent lieu à des éclats de voix. L’état des relations entre les organisations patronales du secteur n’est sans doute pas étranger à ces difficultés. Une curieuse affaire de représentativité mobilise actuellement les énergies des représentants des employeurs.
Une communauté difficile à cerner
Dans l’ensemble, le patronat des cabinets d’avocats se compose d’un maquis organisationnel bien difficile à cerner. Bien que la branche n’emploie qu’environ 30000 salariés, les représentants des employeurs sont regroupés dans de nombreux mouvements. Si nombreux qu’il s’avère fort complexe d’en arrêter la liste. Les moins inconnus répondent aux noms de CNAE, CNADA, FNUJA, UPSA, SEACE, ABF, SAFE et AEF. Encore faut-il préciser que ces acronymes ne sont pas tout à fait fixés. Parfois, le CNAE devient CNA, le SEACE se transforme en ACE et le SAF mute en SAFE. Tout ceci ne facilite pas la compréhension du patronat du secteur, dont on peut dire qu’il forme finalement un petit village d’irréductibles Gaulois.