L’assurance affinitaire Chubb chez SFR se jouerait du devoir d’information et de conseil

La question du respect du devoir d’information et de conseil est souvent problématique quand on parle d’assurance affinitaire. Ce type d’assurance proposée en complément d’autres produits est un accessoire encore trop souvent glissé à la sauvette par des commerciaux peu à cheval sur le respect de la réglementation. C’est sur ce terrain que les clients de SFR sont nombreux à se plaindre d’une souscription forcée à l’assurance affinitaire Chubb, comme le rapporte 60 millions de consommateurs.

D’après la publication parue en septembre, des clients de SFR se plaignent d’être devenus des assurés chez Chubb sans en être proprement informés. Avec une prime d’assurance de 13 € par mois pour leur mobile, certains assurés n’ont découvert le pot aux roses que tardivement. Ainsi, des clients de SFR ont été prélevés de plus de 200 € avant de comprendre qu’il s’agissait d’une assurance à laquelle ils ne savaient pas qu’ils avaient souscrit.

D’après la publication, la méthode utilisée par Chubb et SFR pour mettre en place ces contrats serait tout sauf conforme à la réglementation en vigueur. En effet, le premier mois d’assurance est gratuit. De ce fait, quand le premier prélèvement survient, les assurés malgré eux ont largement dépassé le délai de rétractation de 14 jours. Etant donné que l’information précontractuelle ne leur a pas été clairement délivrée, ils n’ont aucun moyen de se rendre compte qu’ils sont assurés avant qu’il ne soit trop tard.

Le problème de l’assurance affinitaire des téléphones portables traité par le Médiateur de l’assurance

Cette méthode de commercialisation correspond justement à ce que dénonce le Médiateur de l’assurance dans son dernier rapport annuel d’activité (notamment à sa page 15). Il y indique que « l’assuré constate souvent un débit sur son compte bancaire plus de quatorze jours après la souscription, correspondant au délai de rétractation fixé par le Code de la consommation. L’assureur lui indique alors que le contrat lie les parties pour un an ». Le Médiateur estime qu’il faut clairement améliorer l’information des vendeurs du bien principal, en l’occurrence du téléphone, pour veiller à ce que les clients reçoivent bien l’information précontractuelle qu’ils sont en droit d’attendre.

Par ailleurs le Médiateur considère que le délai de rétractation de 14 jours sur les assurances affinitaires est bien trop court. Il préconise un délai d’un mois.

Dans le cas de l’assurance Chubb vendue par les commerciaux de SFR, il n’est pas impossible qu’une enquête approfondie soit menée pour évaluer le préjudice subi par les assurés malgré eux et pour déterminer les responsabilités respectives.

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la FNIM parle du poids des normes prudentielles sur les mutuelles

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #4 : zoom sur les dernières grandes actus CCN santé/prévoyance

You May Also Like
Lire plus

Catastrophe naturelle : l’indemnisation reste un angle mort pour la Cour des comptes

Dans des observations définitives publiées le 8 juin dernier, la Cour des comptes juge la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle efficace tout en pointant des effets « moins perceptibles pour les sinistrés ». Son diagnostic place l'aval de la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, c'est-à-dire l'indemnisation dont les assureurs et les experts sont les principaux acteurs, sous le feu des projecteurs. ...

Les fortes ambitions stratégiques du Groupe VYV à horizon 2030

Le Groupe VYV (qui fêtera ses 10 ans l'année prochaine) a présenté son nouveau plan stratégique Impulsions 2030 dans lequel il ambitionne de devenir architecte d'une nouvelle santé plutôt que simple acteur de santé. Ce plan prend le relai du plan stratégique VYV 2025 qui a donné lieu à une hausse de 17% de son chiffre d'affaires santé/prévoyance en 4 ans, de développer ses activités d'épargne retraite et de prévention. La nouvelle vision stratégique du groupe se...