La ratification du protocole de l’OIT sur le travail forcé fait son chemin

Cet article a été initialement publié sur le site du syndicat FO.

 

Le projet de loi autorisant la ratification du protocole additif à la convention 29 de l’OIT sur le travail forcé a été adopté le 16 juillet dernier. Depuis, le dossier est au Sénat. 

Yves Veyrier (FO), sur proposition de la CSI, était porte-parole du groupe des travailleurs en 2014 de la commission de la Conférence Internationale du Travail à l’OIT. Cette commission a mené à l’adoption de ce protocole qui introduit notamment la question du recours et de l’indemnisation des victimes. Rappelons que la convention 29 fait partie des huit conventions fondamentales de l’OIT et ce protocole, dès la deuxième ratification, entrera en vigueur et renforcera la lutte contre le fléau du travail forcé qui touche actuellement plus de 20 millions de personnes dans le monde. Le Niger est le premier pays à avoir ratifié le protocole. Si la France le ratifie très prochainement, elle pourrait être le deuxième pays à le faire. 

La CSI fait de cette lutte une de ses campagnes phares, en dénonçant la situation des travailleurs migrants au Qatar sur les chantiers de la Coupe du Monde 2022 ou bien récemment en lançant un appel à soutenir la lutte contre l’esclavage en Mauritanie. En effet, des femmes mauritaniennes, sous couvert d’obtenir des emplois d’enseignantes ou d’infirmières en Arabie Saoudite, sont envoyées par leur gouvernement dans ce pays où elles sont réduites en esclavage en tant que travailleuses domestiques. FO est également intervenue en Commission d’application des normes de la Conférence à l’OIT en juin dernier afin de dénoncer les pratiques esclavagistes mises en œuvre en Mauritanie. 

La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH), dans le cadre de son nouveau mandat de Rapporteur national indépendant sur la lutte contre la traite des êtres humains, commission dont FO est membre, salue la ratification prochaine du protocole. 

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