Alors que la branche de l’immobilier est en pleine renégociation de son régime « frais de santé », BI&T vous propose de revenir sur les rapports de force et les relations que l’on peut y observer entre les syndicats de salariés. Bien implantée dans le secteur, la CFDT assume pleinement son rôle dans le partenariat social.
La prime à la modération
Le paysage syndical de l’immobilier est d’abord marqué par la prééminence des organisations modérées. La CFDT représente près de 32 % des salariés, ce qui lui permet, si nécessaire, de permettre à elle seule l’adoption d’un texte conventionnel. En réalité, elle n’a jamais besoin d’en arriver là car la CGT-FO-FECFO (19 %), la CFE-CGC-SNUHAB (15 %) et la CFTC-CSFV (13,5 %) sont également des interlocuteurs fiables pour les représentants des employeurs. Enfin, l’attitude de la CGT-commerce (20,5 %) n’est pas des plus évidentes à comprendre. Bien qu’étant la seconde organisation en voix, elle semble suivre de loin les travaux de la branche. Toutefois, à l’occasion, elle signe certains accords – y compris, comme depuis 2013, en matière de salaires.