L’action sociale de l’AGIRC-ARRCO, boîte noire bien connue (pour son opacité) par les assureurs, vient d’être épinglée par la Cour des Comptes, qui lui consacre un chapitre de son rapport annuel. Le chapitre en question arrondit les angles et évite de soulever le tapis pour mettre à nu toute la poussière… mais en suggère fortement l’existence.
De longue date, les bonnes âmes qui font profession de « solidarité » invoquent l’action sociale comme preuve des bienfaits des conventions collectives de branche, et autres fadaises inventées pour dissimuler des ambitions commerciales à l’ancienne, c’est-à-dire sans s’embarrasser de libre concurrence. Le dernier rapport de la Cour des Comptes a le mérite de dégonfler cette baudruche bien connue des professionnels de l’assurance, grâce à laquelle des esprits intéressés se sont remplis les poches pendant des années en donnant des leçons de bienveillance à la terre entière.