Saisi par AG2R pour suspendre le référé interdisant au conseil d’administration recomposé par André Renaudin de siéger, le juge d’instance a rejeté la demande et imposé un administrateur provisoire pour Arpège. La situation est de plus en plus tendue, en attendant le jugement sur le fond pour lequel l’audience est fixée au 20 mars.
Cela s’appelle prendre le boomerang en pleine figure. On se souvient qu’André Renaudin, bien décidé à récupérer les réserves de l’institution de prévoyance alsacienne Arpège, était allé au coup de force. Alors que le conseil d’administration de cette institution s’apprêtait à le révoquer de ses fonctions de directeur général, des organisations syndicales avaient démandaté certains de leurs représentants dans le conseil. Le moment venu, il sera intéressant de s’intéresser de près aux subventions qu’AG2R a pu leur accorder auparavant, histoire d’illustrer une nouvelle fois la toxique pratique du conflit d’intérêt qui domine le paritarisme de gestion.
Depuis cette étrange situation où un directeur général montre les muscles face à des conseils d’administration récalcitrants (autre maladie sénile du paritarisme de gestion), André Renaudin ne cesse de pousser à la roue et de subir des revers. Non seulement le conseil d’administration qui voulait le révoquer fait de la résistance, mais il remporte des victoires judiciaires qui contrarient singulièrement la stratégie brutale d’AG2R.