Et si le prix des assurances fluctuait d’après les données personnelles ?

Le 22 janvier, un assureur automobile anglais a affirmé gonfler les prix des prestations pour certains clients du fait de leur adresse mail. Certains domaines catégorisent les conducteurs comme « à risques ».  

 

Pour assurer un véhicule en France, il faut fournir son certificat d’assurance, son permis de conduire et son relevé d’information d’assurance. En Angleterre, la donne est légèrement différente, ce qui a conduit à quelques dérives comme l’a montré The Sun dans son enquête. 

 

Hotmail, une boite mail malussée

Dans son communiqué, l’assureur déclarait « utiliser différentes informations » pour calculer les primes d’assurance, dont notamment les noms de domaine de l’adresse mail. Ainsi, « certains noms de domaine étaient associés à un plus grand nombre d’accidents« , justifiant au passage le surcoût payé par les clients utilisant une adresse Hotmail. 

Et suivant les prestations voulues, le surcoût va de 5,60£ (6,41€) à 31,36£ (35,78€).  

 

Les données personnelles, une mine d’or pour les assureurs

Pour l’instant, ce dispositif n’a pas franchi la Manche. Pour autant, il vient questionner sur l’importance que porte les assureurs aux données personnelles des consommateur dans une ère où chacun possède un double numérique.  

Ainsi, les contrats d’assurance sont déjà largement personnalisés suivant le profil de l’assuré, que ce soit par son âge, sa tranche de revenus ou encore s’il détient une assurance-vie. Mais de nouvelles offres voient aussi le jour. 

Chez Axa et Allianz, il est par exemple possible d’équiper son véhicule d’un boitier relié à son téléphone qui vient évaluer la conduite du client. S’il est jugé vertueux, alors il peut bénéficier d’un rabais pouvant aller jusqu’à 30%. Une majoration n’est pas à l’ordre du jour (pour combien de temps ?) 

Contrairement à une idée assez répandue, les assureurs n’ont pas accès aux données personnelles de santé. Néanmoins, Laurent Bailly, responsable du département des services des assurés, assure que la Sécurité Sociale est en mesure de connaître le motif d’un arrêt de travail rien qu’avec les prescriptions médicales. 

A l’heure de l’application prochaine du RGDP, la question du traitement et de la protection des données personnelles est sur toutes les lèvres, au point que ces informations représentent un enjeu majeur de compétitivité.  

 

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