En France, l’employeur est le grand cofinanceur de la protection sociale

Une étude globale sur la protection sociale en France et en Europe en 2016 montre que le financement de la protection sociale française provient en grande partie des cotisations des employeurs. 

 

D’après le document, le montant des cotisations patronales finançant le système français atteignait 250,5 milliards d’euros en 2016 (voir ci-dessous). Si l’on inclut les cotisations versées par les travailleurs indépendants, le montant global atteint 274,20 milliards d’euros. L’ensemble, rapporté au montant total des ressources de la protection sociale en 2016 qui s’élève à 758,7 milliards d’euros, représente plus du tiers du financement. 

 

L’employeur français, plus grand financeur de la protection sociale en Europe

Une comparaison à l’échelle des autres pays de l’Union européenne permet de constater que la France est le pays ou les employeurs ont le rôle le plus important dans le financement de la protection sociale. On se rend également compte que notre estimation de participation au tiers du financement est en réalité bien inférieure à ce que montre le graphique. Dès lors on aimerait savoir ce qui est inclus dans la notion de « cotisations à la charge de l’employeur » du graphique ci-dessous qui semble représenter un montant bien supérieur à ce que les données de 2016 nous laissent penser. 

 

A la lecture du graphique, on voit que la France devance légèrement l’Espagne et la Belgique en termes de financement de la protection sociale par des cotisations à la charge de l’employeur. Cette avance est constatée malgré une baisse de plus de 5% des cotisations patronales en France entre 1996 et 2015. Dans le même temps la Belgique les a diminuées de 6% et l’Espagne de près de 10%. 

 

Le coût horaire de la main-d’oeuvre pas nécessairement lié au financement de la protection sociale

On aurait pu s’attendre à ce que la main-d’oeuvre ait le coût le plus élevé en France étant donné la participation importante de l’employeur au financement de la protection sociale. Si le coût est légèrement supérieur à 35 € par heure de travail effectué en France, il est plus élevé dans des pays européens où l’employeur a une moindre participation dans le financement de la protection sociale. 

 

Le coût horaire de la main-d’oeuvre est ainsi le plus haut au Danemark avec plus de 40 € alors que les cotisations sociales de l’employeur implanté dans ce pays ne participent qu’à 14% au financement de la protection sociale. 

 

Une autre information intéressera probablement l’ensemble des français, le déficit du système de protection sociale ne s’élève « que » à 0,4 milliard d’euros en 2016 soit 0,02% du PIB, contre 3,3 milliards d’euros en 2015. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #6 : focus sur l'avenant santé n° 9 de la CCN Syntec

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #5 : l'actualité des CCN Syntec, chimie, sécurité sociale

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et contrats responsables

You May Also Like

Avis d’extension d’un accord national de branche dans la CCN du personnel des industries céramiques de France

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 4 août 2026, les dispositions de l’accord national du 29 juin 2026 relatif aux salaires minima conventionnels des personnels ouvriers, Etam et cadres, conclu dans le cadre de la convention collective nationale du personnel des industries céramiques de France (IDCC...

Avis relatif à l’extension d’un avenant à un accord, d’un protocole d’accord et d’un accord dans la couture parisienne et des autres métiers de la mode

Le ministre du travail et des solidarités, envisage d’étendre, par avis publié le 4 août 2026, les dispositions de : - L'avenant n° 19 du 1er juillet 2026 à l'accord du 25 janvier 2002 relatif aux rémunérations minimales annuelles garanties ;- Le protocole d'accord du 1er juillet 2026 relatif à la prime de collection ;- L'accord du 1er juillet...

Avis d’extension d’un avenant à la CCN des organismes publics et coopératifs de l’habitat social

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 4 août 2026, les dispositions de l’avenant n° 2 du 16 juin 2026 aux diverses mises à jour des dispositions de la convention collective nationale, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des organismes publics et coopératifs de l’habitat social réunissant celle des offices publics de l’habitat (...