Si le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022 (PLFSS 2022) que le Parlement examine actuellement vient pérenniser la « cinquième branche » de la Sécurité sociale, relative au risque de la dépendance, c’est toutefois dans des conditions restrictives qu’il opère ce mouvement, dans la mesure où le gouvernement a officialisé, au début du mois de septembre dernier, le report à l’après-présidentielle de l’élaboration éventuelle d’une « loi grand âge » devant doter la politique publique de la dépendance de moyens significatifs.

Ce report impliquant un statu quo institutionnel de la prise en charge de la dépendance, notamment par la Sécurité sociale, il peut être intéressant, en ces temps de préparation des nouvelles conventions d’objectifs et de gestion (COG) des organismes de Sécurité sociale, d’interroger la pertinence des modalités actuelles de cette prise en charge. Il sera ici question du programme de prévention « bien vieillir », notamment porté par la branche retraite de la Sécurité sociale et conçu pour aider les personnes âgées à vieillir en demeurant en bonne santé et autonomes.
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