La semaine dernière, nous faisions état des débats qui avaient lieu au sein des institutions de retraite complémentaires et de prévoyance quant à l’avenir de la branche. Elle devait en effet effectuer son choix d’OPCO, entre celui des services financiers ou celui de la cohésion sociale, et ainsi s’exprimer sur son ancrage professionnel – c’est-à-dire, dans la perspective de la réforme des retraites à venir, sur son périmètre.
Le choix de l’OPCO des services financiers, majoritairement défendu par les représentants des employeurs depuis le début des discussions, pouvait être interprété comme découlant d’une orientation favorable au démantèlement de la branche et des GPS – une telle option supposant une mise à l’écart des activités liées à la retraite. Au contraire, le choix de l’OPCO de la cohésion sociale, surtout défendu par les organisations salariales, au premier rang desquelles la CFDT, exprimait une volonté de pérenniser le modèle actuel des GPS.
Lors de la réunion paritaire du 30 novembre, les partenaires sociaux ont tranché entre ces deux conceptions relatives à l’avenir de la branche. Les représentants patronaux ont finalement jugé opportun de rejoindre l’OPCO de la cohésion sociale. Cette décision constitue un signal fort en faveur du maintien de l’unité des GPS et des activités dont ils sont chargés.