Pour François Bayrou, nommé Premier ministre vendredi dans la journée, l’agenda de ce début de semaine est chargé, partagé entre l’engagement d’un cycle de « consultations » des représentants des différentes forces politiques présentes à l’Assemblée Nationale d’une part, et, d’autre part, l’examen par cette même Assemblée, cet après-midi, de la loi budgétaire spéciale qui doit permettre à l’Etat, ainsi qu’à la Sécurité sociale, de continuer à fonctionner – sous-entendu : malgré le niveau très élevé de leurs déficits – jusqu’à l’adoption, en 2025, de lois budgétaires en bonne et due forme.

Alors que les perspectives budgétaires de la Sécurité sociale apparaissent intenables à moyen terme, voire avant, il est tentant de poser la question de ce que l’on peut réellement attendre de François Bayrou en matière de réduction des déficits sociaux et de l’endettement du pays en la matière.