La révélation, par l’administratrice provisoire Anne-Marie Cozien, de la demande de placement de la LMDE sous sauvegarde constitue probablement les prémices « en dur » de la disparition officielle de la mutuelle étudiante. Cet événement n’a pas surpris ceux qui avaient lu avec amusement les propos de la présidente de la LMDE lors de son placement sous administration provisoire par l’ACPR. A l’époque, Vanessa Favaro avait soutenu qu’elle attaquerait cette décision devant le Conseil d’Etat, en ajoutant que la LMDE avait un simple problème de fonds propres, mais pas d’équilibre économique. Le temps a démenti ces propos pleins d’aplomb…
La dérive financière de la LMDE et ses petits secrets
Au fil de l’eau, la presse a révélé l’ampleur du désastre qui met la LMDE au bord du gouffre. Alors que l’ensemble des prestations versées par la LMDE avoisine les 250 millions d’euros, la mutuelle n’a cessé d’accumuler les déficits et de les reporter dans une dette glissante depuis sa création, en avril 2000, après le naufrage de la MNEF, accablée par les « affaires ». En 2013, on estimait que cette dette avoisinait les 65 millions d’euros. La dérive incontrôlable du déficit a conduit l’ACPR à tirer la sonnette d’alarme en juin 2014, et à décider la mise sous administration provisoire.