Nos lecteurs ont, évidemment, suivi dans son intégralité le feuilleton du remplacement de Klesia par l’Apgis en qualité d’assureur partenaire officiel de la pharmacie d’officine. Le cours concret des choses ne se calquant toutefois pas toujours sur leur cours officiel, les premiers indices du suivi de la recommandation paritaire par les employeurs de la branche étaient attendus avec impatience.
D’après une communication faite fin janvier par la direction de Klesia, le résultat des courses pour l’année 2018 est, justement, sans appel : Klesia assomme la concurrence. « 88 % » des pharmacies d’officine demeurent adhérentes de leur assureur historique pour la protection sociale de leurs salariés. Seuls 12 % des entreprises ont choisi l’Apgis ou un autre opérateur. Dans le détail, l’Apgis recueillerait l’adhésion de moins de 10 % des pharmacies.
S’appuyant sur ce rapport de force, l’USPO – chambre patronale minoritaire mais soutien, rappelons-le, de Klesia – a estimé opportun d’appeler à ce que Klesia collecte « la contribution pour le développement du paritarisme et le financement de la négociation collective (FNDP) des entreprises » qu’il assure et, plus généralement, que chaque assureur réalise cette collecte pour les entreprises qu’il assure.