Alors que le piratage de Bercy fait la Une de l’actualité depuis sa révélation au début du mois d’août (ce qui n’est pas sans inquiéter les entreprises qui vont passer à la facturation électronique), deux autres mutuelles ont, elles aussi, ajouté leur nom au palmarès des organismes d’assurance santé à l’origine de fuites de données.

La première, la Mutuelle Générale de Prévoyance est restée très discrète sur l’événement pendant une dizaine de jour. Alors que les premiers éléments sur la cyberattaque sortaient le 8 août, la mutuelle n’a confirmé que le 18 août suivant qu’elle avait bien été victime d’un piratage. Si aucune donnée de santé, de remboursement, ni aucun numéro de carte bancaire ou pièce d’identité ne semblent avoir fuité, les informations telles que l’IBAN ou les données d’identification (nom, prénom, mail, téléphone) sont bel et bien entre de mauvaises mains. Près de 200 000 adhérents seraient touchés par cette fuite et le site internet de la mutuelle reste désespérément vierge de toute alerte sur le sujet.
La seconde mutuelle visée est Solimut Mutuelle de France dont le système a été attaqué le dimanche 23 août 2026. La mutuelle indique sur son site que « Les équipes de la mutuelle ont rapidement isolé et mis un terme à l’intrusion » et appelle ses adhérents à la plus grande prudence dans les jours à venir lorsqu’ils recevront des sollicitations. Ce message très prudent dénote avec l’alerte soulevée par le site spécialisé FrenchBreaches qui indique que plus d’1,2 million d’assurés seraient concernés et que les données piratées seraient très vastes.
Solimut se serait ainsi fait dérober les informations de plus de 770 000 comptes bancaires, près de 3 millions d’adresses physiques, plus d’un million de fiches individuelles (incluant le NIR et le numéro de passeport ?!) mais aussi plus d’un million de déclarations sociales nominatives (DSN) transmises par les employeurs pour assurer la paie de leurs salariés. Solimut Mutuelle de France est justement en train de vérifier l’étendue des données qui lui ont été dérobées et préviendra ses adhérents touchés dès lors que les investigations seront closes. Mais soyons rassurés ! La mutuelle annonce qu’elle a respecté son obligation de déclarer la cyberattaque à l’ACPR et qu’elle respectera le délai de notification à la CNIL. Voilà sûrement de quoi apaiser toutes les inquiétudes des adhérents concernés par le piratage…