Combien coûtait la main-d’œuvre en 2012 ?

L’Insee a publié un document exploitant les résultats de l’enquête européene sur le coût de la main-d’œuvre et la structure des salaires. 

Ce document présente des résultats qui ne portent que sur des établissements dépendant d’entreprises de 10 salariés ou plus en France métropolitaine. De plus, sont exclues de l’étude l’agriculture, les activités de ménages en tant qu’employeurs, les activités extraterritoriales et la défense. 

 

L’Insee précise qu’en 2012, le coût annuel en équivalent temps plein d’un salarié s’élevait à 51 839 euros. Le coût horaire de la main-d’œuvre était quant à lui de 33,37 euros. 

 

La composition du coût horaire

Sur cette somme « horaire », 22,06 euros correspondent à tout ce qui est assimilable au salaire. Viennent ensuite les cotisations de protection sociale à la charge des employeurs qui représentent 10,48 euros sur le coût horaire de la main-d’œuvre. Viennent ensuite les frais de formation professionnelle, taxes sur les salaires ou autres dépenses qui représentent 1,19 euros. 

 

Des coûts variés selon le secteur d’activité

Le document insiste sur le fait que les coûts sont très variés selon le secteur d’activité pris en compte. Par exemple, les secteurs de l’hébergement et restauration ainsi que les activités de services administratifs et de soutien ont des coûts horaires inférieurs à la moyenne (de 22,52 euros à 26,02 euros). Tandis que c’est du côté de la production d’énergie et des activités financières et d’assurance que les coûts horaires sont supérieurs à la moyenne (de 55,29 euros à 52,72 euros). Ces différences de coût peuvent s’expliquer par une différence de qualification de la main-d’œuvre. 

 

Des cotisations patronales pesantes dans les coûts

Les écarts de coût total sont augmentés par la variation des cotisations sociales patronales selon les salaires : elles s’élèvent en moyenne à 6,27 euros par heure travaillée dans l’hébergement et la restauration tandis qu’elles s’établissent à 17,73 euros dans la production d’énergie ! Ce qui donne un taux de charge de 40% dans l’énergie et la restauration et de 49,4% dans la production d’énergie. 

 

Le rôle de la taille de l’entreprise et de son implantation géographique

Le coût de la main-d’œuvre varie selon la taille de l’entreprise également. Dans les entreprises de 10 à 49 salariés le coût horaire moyen est de 27,58 euros contre 37,52 euros dans les entreprises de plus de 1000 salariés. L’Insee remarque aussi qu’en Île-de-France le coût de la main-d’œuvre est plus élevé quand dans les autres régions de métropole : l’heure de travail y coûte 41,72 euros en moyenne alors que sur le reste de la métropole elle revient à 31,12 euros. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #3 : les enjeux de la rentrée de septembre 2025

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #6 : focus sur l'avenant santé n° 9 de la CCN Syntec

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par la ministre Amélie de Montchalin

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

You May Also Like
Bercy fonction publique PSC socio-fiscal PSC santé PSC prévoyance
Lire plus

PSC prévoyance : le projet (polémique) de la DGAFP sur la prise en charge de l’invalidité

Dans le cadre de la refonte de la protection sociale complémentaire (PSC) prévoyance des agents de la fonction publique d'Etat, les représentants de la direction de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) et ceux des agents concernés se sont retrouvés il y a quelques jours pour un groupe de travail consacré à la définition des conditions de prise en charge de l'invalidité de ces personnels publics. ...

Generali communique sur sa stratégie IA

Ce communiqué a été diffusé par Generali. Dès le lancement du plan stratégique Boost 27, Generali France a fait de l’IA un levier de transformation en l’intégrant à tous les niveaux de son organisation, afin de conjuguer innovation et performance...

Avis d’extension d’un accord et d’avenants dans la miroiterie, transformation et négoce du verre

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 11 février 2026, les dispositions de l’accord du 10 décembre 2025 relatif à la valorisation des parcours syndicaux et de représentation du personnel et de deux avenants du 10 décembre 2025 relatifs aux congés spéciaux des salariés et à la clause de non-concurrence des cadres, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la miroiterie, de la...