Depuis fort longtemps, les salariés d’IBM France – qui sont un peu moins de 7000 aujourd’hui – sont couverts par un régime frais de santé de groupe, dont la Mutuelle IBM est l’assureur. A la faveur de la transformation du régime en un contrat responsable, la direction a tenté d’introduire le courtier AON dans la partie, en lieu et place de la mutuelle maison. En vain mais, à quel prix ?
Les équilibres en cause
C’est durant le premier semestre 2016 que la direction d’IBM France a lancé l’offensive contre les équilibres traditionnels de la santé en vigueur dans l’entreprise. Profitant de la nécessité de transformer le régime collectif en un contrat responsable, l’employeur a unilatéralement dénoncé le régime existant. Plus encore, il a souhaité en rebattre tout à fait les cartes en faisant appel au courtier anglo-saxon AON. Autant dire qu’à ce moment-là, la Mutuelle IBM, qui emploie une bonne vingtaine de salariés détachés d’IBM, voyait son horizon s’assombrir sérieusement. D’après la CGT, minoritaire chez IBM France, ces manoeuvres de printemps étaient notamment destinées à réduire la voilure du régime d’entreprise, en créant un régime à plusieurs vitesses.